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Rafale, blindés VBCI : le Qatar, nouveau paradis des vendeurs d’armes français

Rédigé le 8 Décembre 2017 à 07:40 | Lu 57 fois

Doha a annoncé lors de la visite d’Emmanuel Macron l’achat de 12 Rafale supplémentaires, en plus des 24 commandés en 2015, et un accord pour 490 blindés VBCI de Nexter. Avec ces méga-contrats, le Qatar devance désormais largement l’Arabie Saoudite en achats d’armement français.



C’est ce qu’on appelle un joli cadeau de bienvenue. En ouverture de la visite d’Emmanuel Macron au Qatar, Doha a annoncé jeudi 7 septembre une impressionnante flopée d’accords commerciaux, estimés à 11 milliards d’euros, dont un contrat pour le métro de Ryad, l’achat de 50 A321 à Airbus, mais aussi deux contrats d’armement majeurs.

L’émirat a ainsi confirmé l’achat de 12 Rafale supplémentaires, en plus des 24 commandés en mai 2015, ce qui porte la commande ferme totale à 36 appareils. S’y ajoute une option de 36 Rafale supplémentaires, selon l’Élysée. Doha a également signé un engagement d’achat pour 490 blindés de type VBCI, conçus par le français Nexter, un chiffre bien supérieur aux 300 engins attendus. Le contrat est estimé à plus de 2 milliards d’euros.

Quelles leçons tirer de ces méga-contrats ? Côté Dassault Aviation, on peut se réjouir de cette nouvelle marque de confiance qatarie. Les 12 Rafale supplémentaires portent le nombre de commandes export à 96 exemplaires (36 au Qatar, 36 en Inde, 24 en Égypte), soit à peu près la moitié des commandes effectuées par la France (180 avions). Elles permettent aussi d’être en position de force face à la concurrence.

Dans sa quête de soutiens diplomatiques dans le cadre de sa guerre froide avec l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, le Qatar a aussi annoncé des commandes de 36 F-15 américains et de 24 Eurofighter Typhoon européens. Mais seule la commande de Rafale est un contrat ferme, et beaucoup d’observateurs doutent que Doha puisse confirmer l’achat de trois types de chasseurs différents. "Si un accord saute, je miserai bien sur le Typhoon", estime un observateur.

Le Qatar devance l'Arabie Saoudite en commandes d'armes françaises

Pour Nexter, le contrat n’est pas encore ferme, mais l’engagement pour 490 VBCI est une avancée majeure. Si l’accord se confirme, le Qatar serait le premier client export de ce blindé à huit roues de 28 tonnes, capable d’embarquer neuf soldats, et déployé par l’armée de terre en Afghanistan et au Mali. Celui-ci bataille sur un segment de marché très concurrentiel, et avait connu des échecs au Canada ou au Danemark. Une commande ferme apporterait de la visibilité à l’usine d’assemblage de Roanne (Loire).

Mais le principal enseignement de ces contrats est ailleurs : ils confirment une nouvelle fois le nouvel équilibre des pays du Golfe dans les ventes d’armement françaises. L’Arabie Saoudite, longtemps premier client de la France dans la région, est désormais devancée par le Qatar, aux moyens financiers pourtant bien plus modestes. Sur les cinq dernières années (2012-2016), Doha devance même pour la première fois Riyad, avec 7,4 milliards de commandes, contre 7,2 milliards. Les accords annoncés le 7 décembre vont encore creuser cet écart.

Fin des partenariats exclusifs

Deux raisons expliquent cette évolution majeure. Un, la France, malgré un soutien diplomatique marqué à Riyad sous le quinquennat Hollande, est en train de perdre pied en Arabie Saoudite, sous le double effet de l’offensive Trump et de l’arrivée de la nouvelle concurrence chinoise, turque ou russe. "Il y a un vrai risque de marginalisation", reconnaît un industriel. Deux, Paris a su surfer sur la volonté du Qatar de soigner ses alliés, quitte à sortir le carnet de chèques, alors qu’il est mis au ban par ses puissants voisins sunnites du Golfe (Arabie Saoudite, Abu Dhabi).

Ce choix symbolise bien la nouvelle doxa diplomatique d’Emmanuel Macron et Jean-Yves le Drian dans le Golfe. Nicolas Sarkozy avait fait le pari d’un flirt avancé avec le Qatar, s’attirant le courroux de Riyad. François Hollande avait érigé l’Arabie saoudite en partenaire majeur, au prix d’un alignement diplomatique très critiqué.

Emmanuel Macron semble vouloir rompre avec l’ère de ces partenariats privilégiés, voire exclusifs. "La doctrine Macron consiste à dialoguer avec toutes les parties, pour s’imposer en médiateur crédible au Moyen-Orient, juge François-Aïssa Touazi, fondateur du think-tank CapMena et ancien conseiller Moyen-Orient au Quai d’Orsay. C’est l’approche la plus pertinente". Y compris, semble-t-il, en matière commerciale.

challenges.fr

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