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"Il n'y a pas d'idée claire qui émerge": à Londres, le Brexit et une sortie de l'union douanière inquiètent les patrons

Rédigé le 29 Janvier 2018 à 07:44 | Lu 60 fois

Alors que les ministres des affaires européennes se réunissent lundi à Bruxelles, les patrons britanniques tentent de réduire l'impact du Brexit, notamment en défendant l'union douanière.



Réunis le lundi 29 janvier à Bruxelles pour la deuxième phase des négociations sur le Brexit, les ministres des Affaires européennes doivent notamment s'accorder sur la période de transition durant laquelle le Royaume-Uni continuera à faire partie de l'UE.

Garder le lien avec le marché européen à tout prix

Pendant ce temps, à Londres, les patrons profitent de l'occasion pour tenter de réduire l'impact de cette procédure de divorce. Pour le directeur de la Confédération de l'industrie britannique (CBI), le principal syndicat d'employeurs du pays, il y a urgence. "Nous sommes à 14 mois du Brexit et il n'y a pas d'idée claire au milieu de ces choix difficiles", note Carolyn Fairbain. "Nous pensons que nous devrions saisir l'opportunité de revoir certaines de nos positions essentielles", a-t-elle déclaré.

L'objectif est d'éviter à tout prix une rupture avec le marché européen, qui représente 53% du commerce britannique. "Une des options qui a été soulevée à un moment donné était de rester membre de l'union douanière de l'UE", déclare le patron de la CBI. Cela signifie que l'on pourrait commercer sans frictions au sein de l'Union européenne. Pas totalement, bien sûr, mais cela résoudrait beaucoup de problèmes. "

Le départ de l'UE pèse sur l'emploi

Le principal problème est l'exportation de services, l'avenir de la finance, explique Jamie Dimon. Le PDG de JPMorgan menace maintenant de déplacer la plupart de ses équipes dans le quartier des affaires de la ville de Londres. "Nous aimons Londres, nous aimons travailler là-bas, nous y avons beaucoup de gens parce que c'est extrêmement efficace pour la zone euro", explique-t-il, "mais s'ils décident que nous ne pouvons pas échanger avec des règles commerciales réciproques, ... probablement plus de 4000. "

Face à ces préoccupations, le gouvernement britannique refuse de décider. Le ministre des Finances Philip Hammond promet une sortie en douceur de l'Union européenne, mais le ministre du Brexit David Davis parle d'une opportunité de conquérir de nouveaux marchés.

(avec franceinfo)


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Rédigé le 29 Janvier 2018 à 07:44 | Lu 60 fois



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