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France, crédit bancaire : quelles évolutions pour les PME ?

Rédigé le 20 Avril 2018 à 00:00 | Lu 58 fois

Alors que la crise financière de l'automne 2008 a profondément affecté l'environnement économique, les banques semblent vouloir maintenir de bonnes relations avec les PME. Mais qu'en est-il du crédit bancaire? Accordent-ils plus de crédits? Y a-t-il des solutions complémentaires? Quels régimes de soutien pour les entreprises?



Pour les banques françaises, le financement de l'économie reste leur «priorité stratégique» et cela va, bien entendu, aux entreprises. Plus d'un million d'entre eux sont financés par crédit, selon la Fédération bancaire française (FBF). "Du fait de sa solidité et de sa capacité à financer des projets individuels et d'entreprise, le secteur bancaire français est un atout pour l'économie du pays: le crédit moteur fonctionne bien et les banques françaises financent chaque heure l'équivalent de 150 logements et deux trains régionaux. ! », Se réjouit la présidente de la FBF, Marie-Anne Barbat-Layani. En 2016, près de 2 169 millions d'euros d'encours de crédits, tant professionnels qu'individuels, ont été comptabilisés, soit une croissance de 4,4% sur un an.

La tendance à l'octroi de crédit en faveur des PME

Avec 866 millions d'euros de nouveaux prêts accordés aux entreprises par jour, contre 700 millions en 2016, c'est, toutes les heures, 36 millions d'euros qui sont mobilisés, selon la FBF. Il est également important de savoir que la moitié des crédits accordés aux entreprises appartiennent à des PME. Plus de 385,1 milliards d'euros de crédits ont été mobilisés l'année dernière, soit 2,7% de plus qu'en 2015, pour près de 1,1 million de PME françaises.

Environ 7% des PME ont émis la même année une demande de nouveau crédit et 23% un crédit d'investissement, pour lequel la demande est deux fois plus forte que celle des très petites entreprises. Au premier trimestre 2017, près de 94% des PME obtiennent le crédit d'investissement demandé, soit plus de 9 PME sur 10. En ce qui concerne le financement de leurs flux de trésorerie, le taux est de 82%, ce qui représente environ 8 PME sur 10.

Les banques françaises prêtent plus que celles de la zone euro ...

Depuis 2013, les prêts accordés aux entreprises ont augmenté de plus de 5%. Ceux de la zone euro, quant à eux, affichent une croissance de 2%, qui n'est devenue positive qu'à la mi-2015. "Un atout de la France dont nous parlons rarement: nous avons un système bancaire solide, nous avons les volumes de crédits les plus dynamiques en Europe - pour les entreprises et les ménages - et nous avons les taux de crédit les plus bas d'Europe. Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Pour les PME, les taux d'intérêt pour les nouveaux prêts sont restés relativement faibles depuis 2008 à un taux de 1,77%, contre 2,31% pour la moyenne de la zone euro. En effet, tous les prêts des établissements bancaires en France représentent plus de 20% de ceux consentis dans la zone euro. Pour atteindre un tel taux, les banques prennent des risques. Bien que son coût ait été de 10,3 milliards d'euros l'an dernier, il est néanmoins resté sous contrôle puisqu'il a fortement baissé sur plusieurs années, enregistrant une baisse de 20% par rapport à 2015.

Solutions de financement complémentaires

Si les banques ne sont pas toujours en mesure de prendre en charge chaque fichier, des solutions supplémentaires peuvent être adoptées. Simplement, votre banquier pourrait, en cas de difficulté, vous accorder des facilités de caisse ou l'autorisation d'une découverte plus importante. Sinon, des solutions plus complexes existent. Le premier est la cession de créances, qui consiste à transférer la créance à la banque qui vous versera le montant équivalent, en échange d'une commission.

Notez que dans le cas où votre débiteur est considéré comme "en défaut", cependant, vous êtes conjointement et solidairement responsable, ce qui signifie que la banque peut réclamer tout ou partie du montant dû. L'affacturage consiste à vendre une facture client à la banque. Contrairement à l'assignation de dette, cette dernière achète la dette et ensuite vous retournez le montant de la facture, moins une commission.

L'avantage est que vous n'êtes plus solidairement responsable mais, en principe, la commission est assez élevée car la banque supporte le risque de non-paiement. Étant comparable à une avance de fonds, la réduction doit également être considérée. En échange de la vente d'une lettre de change, y compris les taux d'intérêt et la commission, la banque vous donne le montant de la dette d'un client, sur facture.

Aide d'État, autre alternative?

Pour soutenir la création mais aussi le développement des entreprises, l'État a mis en place des systèmes de soutien aux PME. Le Codefi (Comité départemental d'examen des problèmes de financement des entreprises) est un moyen d'obtenir des prêts. Une sorte de médiateur entre les administrations fiscales et sociales, et les banques, qui finance également des diagnostics ou des audits jusqu'à 40 000 euros et / ou des plans de restructuration, dont le plafond n'excède pas 800 000 euros.

Ordinaires ou participatifs, ces prêts sont toutefois réservés aux entreprises de moins de 400 salariés. On note également le Ciri, équivalent au Codefi, mais destiné aux entreprises de plus de 400 salariés. Enfin, Bpifrance, banque d'investissement publique, propose des prêts à taux zéro, des avances remboursables sur CIR (Crédit Impôt Recherche) ou des subventions. Pour en savoir plus sur la nature de ces aides, les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI) et la Chambre des Métiers d'Art (CMA) restent de bons indicateurs.

Une volonté de soutenir les PME par les banques

Quatre mesures, à la mi-2016, visant à améliorer la transparence et la lisibilité des prix des produits financiers à court terme ont été prises par la FBF: "la création d'un glossaire pour mieux comprendre le prix de chaque solution présentée en plaquettes"; "L'introduction d'une nouvelle présentation des lignes tarifaires par des produits de financement à court terme sur des plaquettes destinées aux professionnels et aux TPE"; "La proposition systématique d'une rencontre annuelle entre le professionnel / cadre du TPE et son banquier pour revoir ses besoins de financement à court terme"; et "la création d'un nouveau service d'information regroupant les frais annuels payés en 2017 pour les produits de financement à court terme les plus utilisés". La création d'un site pratique dédié: www.aveclespme.fr, facilite également l'échange d'informations entre la FBF et les PME. Autre marque, sur un marché concurrentiel, de l'engagement de soutien pris par les banques françaises.

Ces derniers semblent donc répondre aux besoins des entreprises, qu'il s'agisse d'investissements ou de liquidités, et les risques restent sous contrôle, dans une logique de «crédit responsable».

(avec dynamique - mag)

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Rédigé le 20 Avril 2018 à 00:00 | Lu 58 fois



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