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Entreprises de taille moyenne, la France en retard ?

Rédigé le 19 Février 2018 à 15:46 | Lu 62 fois

Une étude de la HSBC indique que si les moyennes entreprises (PME) n'augmentent globalement leurs exportations que de 1%, elles pourraient augmenter leur impact économique mondial de 12,5 milliards de dollars. Pour les entreprises françaises de taille moyenne, cet impact est estimé à 600 millions de dollars.



Les moyennes entreprises (ETM) jouent un rôle de premier plan dans l'économie. Selon une enquête de la banque HSBC couvrant 14 pays (*), les entreprises de ce type représentent en moyenne 25% du PIB de chaque État. Alors que l'actuel ministre de l'Economie Bruno Le Maire veut faciliter l'augmentation de la taille des entreprises avec la loi du Pacte présentée au Conseil des ministres du 18 avril, la place de ces entreprises dans l'économie mondiale est plus que jamais au centre du débat.

Qu'est-ce qu'une entreprise de taille moyenne?

Selon le rapport de la banque du 14 février, les entreprises de taille moyenne réalisent des ventes annuelles de 50 à 500 millions de dollars. Ces entreprises emploient entre 200 et 2 000 personnes. Le rapport souligne que ces entreprises de taille moyenne, dans les 14 pays étudiés (433 000 au total), emploient environ 208 millions de personnes (la population du Brésil). Ils contribuent 9 milliards de dollars du PIB mondial et génèrent 3,4 billions de dollars en exportations.

La France compte relativement peu d'entreprises de taille moyenne

Au vu des données mises en avant dans l'étude, la France compte relativement peu de moyennes entreprises (5 637), contrairement à des pays de taille comparable, comme l'Allemagne (15 004) ou le Royaume-Uni (9090). Sur les 14 pays étudiés, la France occupe la neuvième place en 2014 dans une approche de valeur absolue. Le bilan est plus préoccupant lorsque nous indiquons le nombre d'entreprises de taille moyenne par rapport au nombre d'habitants. Dans cette configuration, la France arrive en 13ème position (85 ETM pour 1 million d'habitants) juste devant l'Arabie Saoudite (75 / million d'habitants). À l'inverse, Singapour, les Émirats arabes unis et le Canada figurent parmi les trois premiers podiums de ce classement.


Pour la France, la position des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que celle des grandes entreprises (GE) dans l'économie peut en partie expliquer le retard de la France.

Différentes contributions par pays

Les contributions de ces entreprises à l'activité d'un pays présentent de réelles divergences. Aux États-Unis, la valeur ajoutée de ces entreprises était estimée à environ 3 485 milliards de dollars en 2014 contre 2 251 en Chine, 699 milliards en Allemagne, 519 milliards au Royaume-Uni et 404 milliards en France. Le classement de la richesse produite par ces entreprises dans chaque pays ne reflète pas nécessairement le nombre de MTE implantés sur le territoire. Par exemple, la Chine est le pays avec le plus de ETM (198.528) dans le monde, mais la richesse produite par ces sociétés est beaucoup plus grande aux États-Unis, tandis que la plus grande économie mondiale compte beaucoup moins (33.434).

«Cela signifie que les niveaux de productivité sont beaucoup plus élevés aux États-Unis, puisque les entreprises américaines comptant entre 200 et 2 000 employés sont en mesure de produire beaucoup plus de richesse que les entreprises de taille similaire en Chine.

Un impact significatif sur le marché du travail

Selon les résultats de l'étude, plus de 208 millions de personnes travaillent directement pour ce type d'entreprise. Avec les emplois indirects, cela représente 688 millions d'emplois dans les 14 pays inclus dans l'étude de la banque HSBC. En France, ces trois millions de personnes employées par ces entreprises, qui contribuent à la richesse du pays à hauteur de 400 milliards de dollars, notamment dans les secteurs manufacturier et tertiaire, portent à elles seules un quart de cette contribution (110 milliards de dollars).

Des chefs d'entreprise optimistes

Selon une enquête menée auprès de 1400 MTE dans 14 pays, il apparaît que 70% des chefs d'entreprise interrogés sont optimistes quant aux prévisions économiques. Au cours des trois prochaines années, les entrepreneurs s'attendent à ce que leur croissance des revenus et leurs marges bénéficiaires augmentent de 6% ", une amélioration basée sur les performances actuelles (entre 4% et 5% l'année dernière)". Cet optimisme est particulièrement motivé par un climat économique mondial favorable qui reste vulnérable.

Pour assurer ces prévisions de croissance au cours des trois prochaines années, les entreprises de taille moyenne veulent mettre «l'investissement en priorité pour améliorer leur compréhension des évolutions du marché [...] améliorer leur efficacité et leur réactivité». Du côté des entreprises françaises, 32% des ETM envisagent d'augmenter leur chiffre d'affaires de 4 à 6% au cours des trois prochaines années, contre 21% dans le monde et 32% en Allemagne. Selon Andrew Wild, directeur des marchés d'entreprise pour l'Europe chez HSBC:

"Les ETM sont essentiels à l'économie et ont le potentiel de participer davantage à la croissance en se développant sur de nouveaux marchés. En France, les entreprises sont performantes sur le plan international et expriment leur volonté d'exporter de plus en plus.

Interrogés sur le principal obstacle au succès de leur entreprise, les patrons français de l'ETM tombent d'abord "sur la réglementation française défavorable à l'ETM (54%)". Il reste à voir comment le gouvernement pourrait modifier les règlements actuels au cours de la discussion de la future loi du Pacte dans les semaines à venir.

(*) "Méthode: Dans cette étude, les entreprises dont les ventes se situent entre 50 et 500 millions de dollars sont étudiées, et les estimations de la taille de ce secteur sont basées sur des données publiées en 2014 et des estimations prudentes. La santé est exclue de cette analyse car ces secteurs sont soumis à de fortes fluctuations et sont soumis à des régimes de propriété et de réglementation qui rendent difficiles les comparaisons internationales. "

(avec latribune.fr)

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Rédigé le 19 Février 2018 à 15:46 | Lu 62 fois




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